Intervention solennelle du président Macron mercredi dernier à 20h. Pour faire vite il nous annonce des mesures pour un confinement disons « léger ». Trop pour les uns, pas assez pour les autres, ces mesures ont en commun d’aller dans le sens du maintien de l’activité économique, je rajouterai « quoi qu’il en coûte ». Bien ! Je fais confiance aux spécialistes de la spécialité en espérant, que dans l’économie libérale dans laquelle nous fonctionnons, hélas, ils n’oublient pas les plus faibles. Mais quel est le problème de fond ? Qui est l’ennemi, si j’ose reprendre un vocable guerrier déjà prononcé en haut lieu ?
Sont-ce les mesures de confinement, ou le Covid ?
Soyons clairs, l’ennemi c’est le Covid.
En France, nos dirigeants, hormis au printemps dernier, ont certes pris des mesures sanitaires qui ont abouti non pas à éloigner les populations des affres des services de réanimation, et de l’hôpital en général, mais à maintenir l’activité économique et ce avec les meilleurs intentions du monde, probablement. Mais on peut aussi lourdement se tromper… avec les meilleures intentions.
Faut dire qu’il aurait fallu au préalable que le système sanitaire français soit en capacité de faire face à cette pandémie, par ailleurs prévisible. Or la santé publique est devenue au fil des ans le parent pauvre de notre système de soins, avec la psychiatrie. Deux secteurs à faible rendement à court terme et sans grand prestige ni valorisation auprès des professionnels de santé et des dirigeants d’hôpitaux.
Nous en subissons tous aujourd’hui les conséquences. Nous sommes collectivement incapable de résoudre un problème sanitaire parce que nous n’employons pas les bons outils.
On traite un problème sanitaire avec des mesures sanitaires… qui auront des conséquences économiques et sociales mais que nous aurons toutes les chances de régler puisque nous serons collectivement en meilleure santé.
Faudrait se souvenir que les dépenses de santé comme celles de l’éducation sont des dépenses d’investissements et il ne faudrait plus faire d’économies dans ces secteurs. Les conséquences nous les vivons tous douloureusement.
Allez pour terminer, je convoquerai Churchill, en le paraphrasant : « vous avez voulu échapper au Covid sans payer la note, vous aurez le Covid ET vous paierez la note. »
ps : j’ai mis de côté la vaccination qui n’est plus un problème médical depuis longtemps. Elle est aussi un problème économique.
Enfin, j’dis ça, j’dis rien !
Bernard LAURENT