émission du 16 octobre 2020

vendredi 16 octobre 2020

proposée par Bernard Laurent

émission du 16 octobre 2020

Bernard LAURENT
publié le : 16-10-2020 - 29min43s

Une société sans vieux est une société sans avenir


Aristide et les notices

Hervé RICHOU
publié le : 16-10-2020 - 4min48s

Ce qui arrive quand nous ne comprenons pas les notices que nous ne lisons pas


Comment se calcule le PIB ?

Soizick MANACH
publié le : 16-10-2020 - 4min56s

Le calcul du PIB n’est pas vraiment rigoureux


leglob-journal.fr est un média mayennais

Roland FREZZA
publié le : 16-10-2020 - 4min35s

Plaidoyer pour un journalisme de combat au service de la démocratie


Une société sans vieux est une société sans avenir

Comment parler de l’actualité sans évoquer la pandémie ?
A longueur de média, des chiffres de toute sorte, des statistiques assez obscures, des courbes aux allures variables, des conseils, des consignes, des injonctions, des interdictions, et même tout récemment des couvre-feux. Tous ces éléments balisent notre quotidien de probables, de possibles, d’hypothétiques malades de la Covid 19.
Tout le monde a son avis sur ce qu’il faut faire. Du plus éminent savant au plus humble des ignorants, des politiques les plus éclairés aux plus crasses.
Bref, chacun sait ce qu’il faut faire contrairement à tous les autres !
Et puis, il y a nos comportements individuels ou collectifs dans nos sphères privées ou publiques.
Avant de continuer, un petit rappel à peine scientifique.
Les connaissances sur ce « nouveau coronavirus » ne sont pas totales, loin s’en faut, mais tout le monde peut constater qu’il tue beaucoup plus les personnes déjà malades (d’autre chose) ET les personnes âgés. En gros les plus de 65 ans, autrement dit les retraités, les vieux, et qu’il épargne plutôt les jeunes, les actifs, enfin tous ceux qui font tourner la machine économique.
Devant ce constat, des comportements collectifs se mettent en place.
Schématiquement, les jeunes, bien que la plupart du temps parfaitement au courant de la contagiosité de ce virus, de sa morbidité sélective en fonction de l’âge et des conséquences dévastatrices de la pandémie sur notre économie au moins dans sa forme actuelle, les jeunes donc, parce qu’ils savent que globalement ils ne risquent pas grand chose, adoptent des conduites collectives dites à risque. Ce faisant ils augmentent la mortalité des vieux. Il s’échangent joyeusement les virus qui un jour ou l’autre finiront dans les poumons de mamie et papi, surtout de papi semble-t-il.
D’une manière générale, que les vieux meurent plus que les jeunes, c’est dans l’ordre des choses, même si pendant les guerres ce sont plutôt les jeunes qui paient le prix fort quand ce sont les vieux qui les envoient au casse-pipe.
Alors, que penser d’une société qui, au nom de la liberté de se réunir, au nom du besoin bien légitime de faire la fête, au nom d’un risque collectif moindre, sacrifie ses vieux pour sauvegarder une paix sociales ou pour sauver une économie qui de toute façon est déjà d’un autre âge et qu’il faudra bien faire évoluer à la lumière de cette crise sanitaire !
Une société sans vieux c’est une société sans mémoire, sans repère chronologique, une société sans lien avec son passé, inconsciente de sa propre existence et donc incapable de penser son avenir.
Et puis quand tous les plus de 65 ans seront morts, les nouveaux vieux en auront à peu près 45, et là ça craint !
Alors que les vieux arrêtent d’envoyer les jeunes se faire tuer à la guerre et que les jeunes arrêtent de faire n’importe quoi s’ils ne veulent pas être trop tôt les vieux de demain.

Bernard LAURENT